Énergie

Juillet 2015

Restaurer un coin de paradis

Le parc provincial Elk Falls s’étend sur 1 807 hectares à la pointe est du lac John Hart, près de la ville de Campbell River, en Colombie-Britannique. Ce lieu touristique qui accueille chaque année près de 70 000 visiteurs est renommé pour ses sentiers sinueux et la pêche au saumon en eau douce. Ce n’est donc pas la centrale de BC Hydro que les touristes s’attendent à voir en plein milieu du parc, et nous nous sommes vu confier le mandat de la démolir et d’en bâtir une neuve sous terre.


En février 2014, BC Hydro a retenu les services d’InPower BC, une entité ad hoc créée par SNC-Lavalin, pour le projet de remplacement de cette centrale. Le mandat consiste à construire sous terre une centrale ultramoderne et novatrice, et à mettre hors service la centrale existante. C’est le plus grand projet d’électricité au Canada depuis les années 1980.

« Nous démontons une centrale en plein paradis pour en construire une nouvelle, plus efficace, sous terre » a déclaré Alfred Hanna, vice-président principal, Grands projets, Hydro. « Une fois la centrale achevée, les gens n’en verront que les deux ouvertures : l’une pour accéder à la nouvelle centrale, et la seconde pour accéder aux tunnels. Tout le reste sera sous terre. Le terrain sera entièrement restauré et les visiteurs pourront jouir d’une vue complètement dégagée sur la nature vierge des environs. »

Le processus d’achèvement de la nouvelle centrale souterraine et le déclassement de la centrale existante se poursuivrons jusqu’en 2019, et l’on assainira et reboisera la bande de terre de 1,8 km où se trouvent les trois conduites forcées actuelles (qui acheminent l’eau du réservoir John Hart aux turbines), réduisant ainsi l’empreinte écologique de la centrale.

Une conception durable
La centrale actuelle a près de 70 ans et sa production d’électricité est en déclin. À ses débuts, sa capacité de production était de 126 mégawatts, mais elle est tombée aujourd’hui à 121. La nouvelle centrale aura une capacité de 132,2 mégawatts. Les nouvelles turbines et unités de production transformeront plus efficacement le même débit d’eau en électricité, et serviront à alimenter près de 80 000 foyers dans la province.

Par ailleurs, les unités de la centrale actuelle sont en mauvais état et nécessitent un entretien régulier. Il se produit des pannes d’équipement environ une fois par année et cela peut nuire à l’habitat du poisson, car 95 % du débit de la rivière Campbell passe par la centrale John Hart. Toute réduction rapide de ce débit met en danger les poissons et d’autres espèces, et la centrale actuelle est lente à rétablir les niveaux d’eau en aval. Pour éliminer ce problème, la nouvelle centrale comportera une installation souterraine qui dérivera l’eau en quelques secondes si au moins l’une des trois turbines cesse de fonctionner.

Il est peu probable que la centrale actuelle puisse résister à un séisme modéré, un événement important qui pourrait se produire, car la zone côtière de la Colombie-Britannique subit des milliers de séismes chaque année. Comme les structures souterraines dans la roche peuvent supporter plus de secousses que celles en surface, les nouvelles installations sont un bien meilleur rempart contre toute occurrence future — et mieux à même d’offrir à la population locale une alimentation fiable en électricité.

Avancement à ce jour
On a commencé à creuser le tunnel en octobre 2014. Pendant les 18 premiers mois des travaux, les lieux ressembleront davantage à un site minier qu’à un projet hydroélectrique. Près de 300 000 mètres cubes de roches – l’équivalent de 120 piscines olympiques – seront extraits du site, et la construction du tunnel long de 2,1 kilomètres devant remplacer les trois conduites forcées actuelles devrait commencer à l’été. Ce tunnel d’un diamètre de 8,5 mètres couvrira 1 500 mètres et ira du barrage John Hart jusqu’à la nouvelle centrale électrique, puis se poursuivra sur 600 mètres jusqu’à la rivière Campbell.

« C’est un projet ambitieux, mais une fois réalisé, il permettra au terrain de retrouver son état naturel, et les nouvelles installations fourniront de l’électricité propre et fiable à près de 80 000 foyers sur l’île de Vancouver », indique Alfred Hanna.

 

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